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De la maison à la plage ...
Toutes nos foutas sont 100% coton


LES TISSERANDS



Le Tissage manuel:


Papy est un tisserand de 63 ans rencontré dans la médina de Monastir, ville côtière du Sahel Tunisien. Il travaille sur un métier à tisser en bois manuel et horizontal tels ceux utilisés depuis la plus haute antiquité. Il a débuté avec son père et a passé 55 années à tisser des foutas, étoles, nappes et couvertures.


La matière première pour le tissage des foutas est du fil 100% coton que cet artisan importe du Congo en Afrique noire. Il le reçoit conditionné en grosses bobines. A l'aide d'une machine à filer imaginée par son père avec une moitié de bicyclette et une chaîne, il transforme ces grosses bobines en plus petites, afin qu'elles puissent être insérées dans les navettes en bois.



          



Le chiné:


En utilisant plusieurs fils de différentes couleurs, on obtient des chinés ou des dégradés. Comme pour une toile en peinture, la couleur verte peut ­être obtenue en tissant du fil bleu avec du jaune. On peut aller jusqu'à quatre fils en tout, et le chiné se travaille à deux fils.



Le système:


Concrètement le système de tissage manuel consiste à actionner les lisses à l'aide de deux pédales et faire monter et descendre les fils de chaîne; afin de lancer la navigation de la bobine insérée dans la navette; à l'aide d'une poignée en bois, dans les deux sens gauche et droite, pour faire passer le fil de trame entre les fils de chaîne. Après chaque passage de navette le tisserand tasse le fil de trame. Le claquement du bois, dans la cadence des mouvements ordonnés et rythmés du tisserand, résonne tel un instrument de percussion; amplifiant ainsi la force et l'authenticité de ce savoir faire artisanal, ancestral.



Le Tissage semi-automatique:


Nos foutas sont réalisées sur des métiers à tisser semi-automatiques avec cartes perforées qui contrôlent l'opération mécanique. Ce système n'est donc pas informatisé et nécessite la présence constante d'un technicien, pour les changements de bobines, de cartes et le suivi du processus de tissage. Sur ce type de machine les foutas sont tissées en s'enroulant autour d'un cylindre. Elles sont séparées les unes des autres par une partie de fils de chaîne non tissés. Lorsqu'un rouleau de foutas est achevé, il faut les séparer manuellement, en découpant au niveau des fils non tissés.



Les finitions à la main, les franges :


Les foutas sont ensuite pliées pour être acheminées chez les femmes qui travaillent à leurs domiciles pour faire les franges. Les franges sont traditionnellement réalisées à la main par les femmes des villages, où se trouvent les ateliers de production. Cette activité fait partie intégrante de leur quotidien dans toutes les régions où le tissage est pratiqué. Elles sont engagées par les unités de tissage et tous les jours, elles reçoivent des foutas à franger et rendent les pièces terminées. Elles travaillent en famille et entre amies, en buvant le thé, en écoutant de la musique ou en regardant la télévision.



             




C'est une activité ancestrale qui est rythmée par les activités communes, les fêtes religieuses comme le Ramadan, ou la récolte des olives en novembre. Durant ces périodes plus chargées, les femmes sont moins disponible voire plus du tout, donc la production de foutas se trouve très ralentie. Le frangé à la main est voué à disparaître car les plus jeunes se destinent à travailler dans d'autres domaines, à faire des études et partir vers les villes ou la capitale. Les femmes que nous avons rencontré nous ont aussi expliqué que les jeunes trouvent ce travail pénible et en désaccord avec le monde d'aujourd'hui. Des machines remplaceront les doigts habiles de ces femmes extraordinaires, dans un futur qui se rapproche sensiblement avec le vieillissement de ces grandes travailleuses.



Le coton :


Le fil de coton est acheté en grandes quantités de grosses bobines de couleurs multiples. Avec l'une de ces bobines il est possible de tisser environ 200 foutas. Les unités de tissage avec lesquelles nous travaillons importent essentiellement leur coton d'Egypte, d'Italie et de France. Le coton blanc et écru est importé en énorme quantité car ce sont les couleurs les plus utilisées pour les fils de chaîne.



          



Réalisation d'une fouta :


Voici les différentes étapes qui constituent la réalisation d'une fouta :
- Choix des couleurs et design, la carte perforée va contrôler le programme des dessins
- Tissage
- Découpe de chaque fouta
- Pliage
- Franges
- Deuxième pliage 

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Casafouta est une boutique spécialisée dans les produits tissés en provenance de Tunisie. Ces foutas sont issues d'un artisanat protégé de la production industrielle, et valorisée par le souhait des artisans qui oeuvrent à conserver la tradition ancestrale de leur tissage, qu'il soit "à plat" ou en "nid d'abeille"
Aujourd'hui, nos intérieurs redécouvrent avec bonheur le charme de ces produits traditionnels, qui s'intègrent merveilleusement bien avec tous les styles d'ameublement et de décoration.